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L'histoire - 6. De l'édit des Nantes en 1593 à l'édit de Fontainebleau en 1685

1. Le nom des huguenots
2. Aperçu historique de Calvin au grand prince-électeur
3. Les huguenots en France - La Reforme française
4. Le réformateur français Calvin
5. La nuit de la Saint-Barthélemy - le premier pogrom du temps moderne
6. De l'Édit de Nantes de 1598 jusqu'à l'Édit de Fontainebleau 1685
7. La fuite des huguenots
8. Cartes

L'édit de Nantes (1598)

Henry IV
Henry IV

L'édit de Nantes, promulgué par Henri IV en 1598 à Nantes, donna pour la première fois une base légale aux chrétiens réformés, pour pouvoir mener une vie relativement sûre avec une liberté religieuse limitée.

L'édit avait pour but de mettre durablement fin aux guerres huguenotes et de remettre en place la paix en France.

L'édit était l'expression écrite d'un compromis entre la religion d'État catholique et la confession d'une minorité importante au sein de la population.

Une paix limitée dans le temps

Les 95 articles de l'édit confèrent aux huguenots la libre expression de leur foi dans la sphère privée ainsi que dans la sphère publique, dans les villes qu'ils dirigeaient militairement. Une amnistie pour les actes commis à tort précédemment fut prononcée.

Les protestants sont admis à des charges publiques et des académies sont créées pour la formation des pasteurs. En revanche dans les territoires catholiques, à la cour de France et à dans capitale, Paris, il est interdit de célébrer des messes réformées (Art. 13).

L’édit de Nantes n'avait pas de base stable. Après la mort d´Henri IV (1610) et la défaite de la forteresse de la Rochelle en 1628, sous Louis XIII (1601-1643), la situation des huguenots, qui avaient créés un État dans l'État, se complexifia progressivement.

L'édit de Fontainebleau (1685)

Louis XIV
Louis XIV

Le nombre d'interdictions concernant l'exercice de professions, la célébration de messes, les activités dans la vie publique et le droit de la famille augmentèrent, et ce particulièrement après la montée sur le trône de Louis XIV, en 1643.

Les restrictions à la liberté de religion des huguenots devinrent de plus en plus importantes et avec les Dragonnades, c'est à dire avec l'installation des Dragons (des soldats servant là comme missionnaires du roi) dans les familles protestantes, afin de les forcer à adopter le catholicisme, la situation s'aggrava pour les français réformés.

Le point final à cette campagne contre les huguenots fut la promulgation de l'Édit de Fontainebleau le 18 octobre 1685 par Louis XIV, au château de Fontainebleau, au sud de Paris.

Louis XIV, le petit fils d'Henri IV poursuivait, à vrai dire, le même chemin que son grand-père : il voulait, en tant que monarque absolu, unifier son peuple déchiré.

Contrairement à Henri IV, Louis XIV voulait imposer ses objectifs par l'abrogation des droits de la minorité protestante et la reconversion de cette dernière au catholicisme. Sa devise était «Une foi, une loi, un roi».


De nouvelles lois

L'édit de Fontainebleau, avec seulement 11 articles, révoqua l'édit de Nantes et régla précisément les points suivants:

  • la destruction de toutes les églises réformées du pays et l'interdiction des messes/cultes protestantes (1-3)
  • l'invitation aux pasteurs réformés à se convertir au catholicisme ou à quitter la France dans un délais de 15 jours
  • (mais aussi) le consentement d'une augmentation de salaire d'un tiers et d'autres faveurs pour les anciens pasteurs réformés reconvertis
  • la proposition d'une reconversion professionnelle pour le métier du juriste (4-6)
  • le baptême catholique forcé et l'éducation catholique pour les enfants auparavant élevés dans le protestantisme
  • l'interdiction des écoles réformées (7-8)
  • l'interdiction pour les huguenots de quitter le pays
  • l'autorisation pour les réformés, qui avaient quitté le pays avant la promulgation de l'édit, de pouvoir revenir en France avec le rétablissement de tous leurs droits et le remboursement de leurs biens dans un délais de 4 mois s'ils renoncent à leur foi (9-10)
  • la permission pour les protestants restants en France, d'y vivre sans subir de contraintes en raison de leur ancienne confession, «en attendant qu'il plaise à Dieu de les éclairer comme les autre» (11)

Le texte de l’édit de Fontainebleau qui interdisait expressément l’émigration des protestants français, ne pût empêcher qu'environ 170 000 huguenots quittent leur patrie bien aimée et s’enfuient dans les pays voisins.

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